Julie, cela fait un peu plus d’un an que je la suis sur plusieurs réseaux.
Je l’ai découverte via ses Podcast “Être soi” qui traitent de l’entrepreneuriat mais aussi de bienveillance. 
Des sujets qui m’ont touché directement et que je dévore encore aujourd’hui.

Julie, c’est Kinoko, un condensé d’énergie et de zénitude aux multi-facettes. Entrepreneuse multi-passionnée et talentueuse. 
Je vous invite à découvrir son monde passionnant :

1.Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Julie, j’ai (bientôt !) 28 ans, je suis Social Media Manager consultante à mon compte depuis 3 ans. Mais ce n’est pas ma seule activité : j’aide aussi les entrepreneurs à construire leur business à l’aide de formation et de coaching business (via Kinoko). Je parle des problématiques que l’on peut rencontrer en tant qu’indépendante dans le podcast Être Soi que je publie chaque semaine.

2. Peux-tu nous raconter ton parcours?

J’ai un parcours assez classique de celle qui cherche à avoir un contrant en CDI dans son domaine, « parce que c’est plus sûr et que j’aurais un bon salaire ». Après un BAC littéraire, je suis partie en licence de langues (anglais-japonais). Je voulais devenir prof de japonais à la base (j’ai étudié cette langue pendant 7 ans). C’est durant ma licence que j’ai compris que j’allais nulle part et que je ne voulais pas faire ça dans le fond.

J’ai ouvert mon blog autour des cosmétiques asiatiques à la fin de mon cursus et ce blog est devenu mon « portfolio » pour entrer en double master (MBA et master pro) dans une école de commerce et marketing digital. Après ce BAC+5, j’ai obtenu un CDI en 3 mois, que j’ai quitté 8 mois plus tard pour ouvrir ma boîte en freelance. 

3. Quel a été le déclic pour ta reconversion professionnelle ?

L’absurdité du monde de l’entreprise, du moins, de ma courte entreprise en CDI dans l’entreprise où j’étais. En 3 mois, j’étais déjà en épuisement professionnel. Je revois le médecin du travail me conseiller de négocier une rupture conventionnelle au plus tôt pour ne pas « me brûler les ailes comme ceux qui m’on précédé ». Je crois qu’en 8 mois, j’ai eu un condensé de tout ce que je ne souhaite jamais faire en tant que cheffe d’entreprise.

J’imprimais des sites web, je faisais le travail de 3 personnes sans les moyens à ma disposition, je devais faire plaisir au patron, surtout ne pas le contredire, même si ce qu’on me demandait n’avait aucun sens: mon travail devenait absurde, je devais me sauver et sortir de là. 

Le jour où j’ai réalisé que c’était trop, j’ai réalisé mon plan de sortie, décroché mon premier contrat avec un client et le lendemain de mon départ de l’entreprise, j’étais lancée !

4. Qu’est ce qui t’as poussé à devenir freelance?

J’ai toujours voulu être freelance, c’était toujours dans un coin de ma tête. Je crois que j’ai attendu qu’on me botte les fesses pour comprendre qu’il était temps de me lancer pour de bon. Je suis faite pour ça, j’en ai la profonde conviction aujourd’hui. Mais il a fallu tester et essayer pour le découvrir : il n’y a que comme ça qu’on sait vraiment, en se lançant, en échouant (ou pas !) et en tirant des leçons de son expérience.

5. As-tu rencontré des blocages?

Oui bien sûr. Le premier c’était celui de l’administration et ce discours : « mais madame voyons, c’est pourtant évident qu’il faut faire comme ça ! » C’était Pôle Emploi qui m’expliquait que j’aurais dû faire une demande bien plus tôt. Ouvrir sa boîte sans les bons interlocuteurs ou des ressources fiables, c’est dur, mais pas impossible. C’est juste très pénible de se faire prendre de haut comme si c’était une évidence. On a envie de leur dire qu’ils sont loin de la réalité (ce qui est vrai) et de tout envoyer balader.

Mais c’est aussi un très bon aperçu de ce qui t’attend en tant que freelance. Tu vas en rencontrer des obstacles et des blocages !

6. Comment as-tu fait au départ pour te faire connaître?

Beaucoup par mon réseau, mes connaissances, mon premier cercle (les amis, la famille, mes collègues d’école…) On sous estime grandement notre entourage quand on débute, mais c’est sûrement par là qu’il faut commencer. Parler de son activité, de ce que l’on fait. Exercice difficile mais très utile !

Pour mes formations et coachings business, je publie régulièrement du contenu, je communique avec ma communauté sur les réseaux sociaux, par email via un mail hebdomadaire, mes podcasts, mes vidéos.. Cela demande du temps, on est loin du « gagné 10k€ en six mois sans effort » comme je peux le voir trop souvent dans ce type d’activité.

7. Comment te différencies-tu des autres sur le marché?

C’est une question qu’on me pose régulièrement ! J’aurais pas mal de choses à dire, notamment depuis que je connais la stratégie de l’Océan Bleu (je vous invite à aller creuser le sujet, super intéressant !). Je dirais que la différence elle vient déjà de ce que toi tu veux transmettre, faire et être auprès de tes clients.

Par exemple, pour moi, une des notions très importantes que je souhaite garder à tout prix, c’est la relation client. Être une interlocutrice fiable, avec qui on peut communiquer et proposer des solutions sans passer par 36 personnes. Au delà de ça, je ne vends jamais ce que je ne maîtrise pas et ne connais pas : je me concentre sur ce qui me plaît, ce que j’ai envie de proposer. Je dis toujours que c’est mauvais signe d’avoir un professionnel qui sait tout faire, tout bien, tout le temps. 

8. Sur quels réseaux sociaux est-tu la plus présente ?

Je suis plutôt présente sur Linkedin pour le côté social media manager.

Pour Kinoko, je suis plus présente sur Instagram en ce moment, mais également sur Facebook et Twitter

9. As-tu des projets en développement que tu voudrais partager?

Oui, toujours (trop d’ailleurs !)

Je travaille sur des formations pour créer son propre podcast par exemple et sur d’autres formations pour aider les entrepreneures à se faire connaître. Je vais revoir ma formule d’accompagnement/coaching pour la rentrée 2019 aussi.

10. Si tu devais donner un conseil pour une personne qui n’ose pas se lancer, quel serait-il?

«  Si je ne le fais pas, est-ce que je vais le regretter ? »

Attention à ne pas se lancer pour les mauvaises raisons, mais ne pas s’oublier. Si c’est quelque chose qui revient dans votre tête souvent, est-ce qu’il vaut mieux tester et au pire, échouer, ou bien ne rien faire et regretter ?

Ça donne tout de suite une autre perspective, n’est ce pas ? 😉

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